Page:Leroy-Beaulieu, Essai sur la répartition des richesses, 1881.djvu/161

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


CHAPITRE VI

DE L’INFLUENCE DE LA CIVILISATION SUR LA RÉPARTITION DE LA TERRE. LES LATIFUNDIA ET LA PULVÉRISATION DU SOL.


Les deux abus que peut présenter la répartition de la propriété foncière : les latifundia et la pulvérisation du sol. — Les deux intérêts qu’il est désirable du concilier.

Les trois modes proposés pour rendre la généralité des hommes copartageants de la terre.

Arguments en faveur de la concentration de la propriété et des latifundia. — Les grandes propriétés dans le Far West américain. Les exploitations géantes en Australie.

Différence de situation entre l’industrie et l’agriculture pour les avantages de la concentration de la production. — La production des denrées agricoles raffinés s’accommode mieux des petites exploitations que des grandes.

L’expérience prouve que, sous le régime, des transactions libres, la petite propriété gagne du terrain et n’en perd pas. — Il en est ainsi même aux États-Unis et en Australie. — Dénombrement des propriétaires aux États-Unis.

Les prétendus inconvénients de la petite propriété. — Terreurs ridicules et projets extravagants sous la Restauration. — Lois dans certains pays contre le morcellement. — Lois contraires dans d’autres pays. — Comparaison des avantages de la grande et de la petite culture.

La petite culture peut entretenir tout autant de bétail exemples. Raisons qui expliquent le morcellement et la dispersion des parcelles. La petite culture produit autant d’excédant net que la grande.

Mouvement de la grande, de la moyenne et de la petite propriété en France et ailleurs. — Comment l’augmentation des cotes foncières est, en grande partie, factice. — La situation de la propriété foncière en France ; les lacunes et les contradictions des statistiques à ce sujet. — La répartition de la propriété en Belgique.

La propriété sociétaire. — Les sociétés coopératives agricoles.

Prévisions sur la répartition de la propriété à l’avenir. — La concurrence des pays neufs fera baisser la rente de la terre et fera régner dans les campagnes une plus grande égalité.


Les conclusions du précédent chapitre peuvent soulever des objections. On les traitera peut-être d’hypothèses ou de conjectures prématurées, puisque jusqu’ici nous n’avons pas étudié l’influence de la civilisation sur la répartition du sol.