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les accidents et les aventures des gens heureux, considérés tantôt au foyer domestique, tantôt dans les relations, le commerce et les plaisirs de l’extérieur et de la société.

« … Douée d’une grande connaissance du cœur humain, elle sait puiser dans la vie domestique des tableaux attrayants, pleins de bon goût et de délicatesse, qu’elle dramatise avec une puissance remarquable… Le mérite du livre de madame Leprohon, comme, celui de bien des œuvres de ce genre, n’est donc pas dans la complication de l’intrigue et dans les difficultés de la solution ; son principal mérite réside surtout dans le travail des détails, dans les épisodes qui reposent l’attention du lecteur, dans la conception des caractères, dans la peinture des personnages, dans la délicatesse des pensées, dans la douceur des sentiments, dans la beauté du style, dans l’harmonie des rôles et dans la morale toujours religieusement respectée. »

Les œuvres poétiques de madame Leprohon sont disséminées dans les journaux et les revues. On en trouve quelques-unes dans les recueils de Dewart et de Borthwick. Nous mentionnerons entre autres une traduction en anglais dé la cantate composée par M. Sempé à l’occasion de la visite du prince de Galles au Canada, en 1860. Le Rév. Dr Dewart dit que sa poésie se distingue par la simplicité et la grâce du style, un amour profond de la famille et de l’humanité, et un sentiment moral très-élevé.

Cette élévation de pensées et cette noblesse de sentiments que les critiques ont remarquées dans les œuvres de Mde Leprohon, n’ont pas lieu de surprendre celui qui a pu connaître cette femme remarquable. Ces pensées et ces sentiments n’étaient que l’écho de son esprit et de son cœur. S’il y a plaisir à lire ses