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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/471

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STUART MERRILL.

Sous la lune allumée au nocturne horizon
L’âme de l’angélus en la brume chantonne :
L’écho tinte au lointain comme un glas monotone,
Et l’air rêve aux frimas de la froide saison
À l’heure où meurt l’amour, à l’heure où meurt l’automne.





CHANSON




À l’heure du réveil des sèves
L’Amour, d’un geste las,
Sème les rimes et les rêves
Parmi les lis et les lilas.

La brise, sœur des hirondelles,
          Déferle son essor,
Et frôle de mille coups d’ailes
Les corolles d’azur et d’or.

Amour, pour fêter ta victoire
          Les cieux se sont fleuris,
Et mai t’auréole de gloire,
Ô roi des Roses et des Ris !