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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/401

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JUSTE OLIVIER


1807 - 1876




Jlbert Giraud est né en 1807 à Eysins, petite ville située dans la partie du canton de Vaud qui touche à Genève. Professeur à Neuchâtel, puis à Lausanne, il émigra à Paris après la Révolution de 1845, et c’est seulement en 1871 qu il reprit le chemin de la Suisse. On a de lui Les deux Voix, recueil de vers dont la moitié est due à sa femme, Chansons Lointaines, qui parurent en 1847, Héléna, Donald et Chansons du Soir.

Bien que l’œuvre poétique de Juste Olivier renferme des pièces où la narration domine, elle est avant tout lyrique ; mais ses meilleures productions sont des chansons, qui presque toutes sont inspirées d’une vieille ronde ou de quelque tradition populaire.

Les livres de Juste Olivier ont été publiés à Lausanne par G. Rouiller et G. Bridel, et à Berne par Ed. Matthey.

a. l.





LE TEMPS S’EN VA




Voici trois jours que des flots de nuages,
Brumeux déluge, engloutissaient l’azur ;
Mais, comme un vol d’aigles aux blancs plumages,
Les monts enfin planent dans le ciel pur :
Ainsi le temps, brouillard au vent funeste,
Voile où se perd l’immortelle beauté,
Le Temps s’en va, mais l’Éternité reste,
        L’Éternité ! l’Éternité !