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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/389

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ÉMILE VERHAEREN


1855




Émile Verhaeren, né à Saint-Amand (Flandre) a donné d’abord un volume de vers, Les Flamandes (1883), une sorte de transcription dans la poésie des truculentes toiles de kermesse des Jordaens et des Jean Steen. Ces qualités de poète-peintre se retrouvent dans Les Moines (1886), envisagés surtout par leur coté décoratif, et aussi dans Les Soirs (1888), une œuvre plus sentie, mais dont l’exubérance s’exalte souvent aux dépens de la clarté et de la langue.

C’est en tout cas un vrai tempérament de poète, solide et fougueux.

Ses œuvres ont été publiées à Paris chez A. Lemerre, et à Bruxelles chez Hochsteyn et Deman.

a. l.





MOINE FÉODAL




D’autres, fils de barons et de princes royaux,
Conservent tout altiers les orgueils féodaux.

On les établit chefs de larges monastères,
Et leur nom resplendit dans les gloires austères.