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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/314

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ANTHOLOGIE DU XIXe SIÈCLE.


Etlorsque nous sortons dans nos chaudes voitures,
Les acacias du Bois étant nus et neigeux,
Vous avez, en croisant vos bras sous les fourrures,
De gracieux frissons et des rires frileux.





LIED DES RUBANS JAUNES




Ô mes chères beautés Anglaises, combien j’aime
Ce caprice d’orner votre teint rose et blanc
De rubans satinés d’un jaune étincelant,
Et doux comme le lait qu’une fermière écrème !

Pour que leurs reflets crus ne vous éclipsent pas,
Il faut que vous soyez adorablement fraîches,
Et que le velouté qui fleurit sur les pèches
Fleurisse la blancheur si pure de vos bras,

Madones aux colliers d’ambre, d’or et d’opales,
Pour auréole ayant sur vos longs cheveux roux
De fantasques Rembrandts, d’étranges Gainsboroughs
Tout en peluche, avec des roses-thé fort pâles.