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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/114

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EUGÈNE GODIN


1856




Eugène Godin est né en 1856, à Paris, d’une famille d’artisans. Après avoir terminé ses études au lycée Saint-Louis, il est entré à la Bibliothèque nationale, où il a été nommé sous-bibliothécaire en 1885. Il a débuté, vers 1877, par une Lettre à Victor Hugo. Vint ensuite La Cité noire (1880), un volume de vers, où sont agités les plus douloureux problèmes de l’esprit humain. Depuis, le pessimisme de M. Godin s’est encore accentué. Il a donné, en 1882, Chants de Belluaire, recueil de poésies enflammées, d’où s’exhale éloquemment le cri d’une âme juste, à jamais froissée par la brutalité des temps ; en 1886, La Populace, livre de satires sociales, en vers, qui signées du pseudonyme de « Un Républicain » ont causé par leur virulence une grande émotion ; enfin, en 1888, La Lyre de Cahors, un aimable à-propos classique.

M. Eugène Godin a collaboré a divers journaux. Il signe au Figaro, notammment, des critiques originales.

Ses œuvres ont été publiées chez A. Lemerre, Ghio et Jules Lévy.

a. l.





VUES PROFONDES




J’ai regardé la goutte d’eau
À l’aide d’un bon microscope,
Et j’ai soulevé le rideau
Dont le mystère s’enveloppe.