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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/111

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JOSEPH GAYDA.



ÉTÉ




Rose, voici l’Été ! Comme un vaste ostensoir,
L’Astre-roi, du zénith, rayonne sur les mondes
Où sa chaude lumière, en fécondantes ondes,
Verse une vie intense et retarde le Soir ;

Avec des mouvements rythmiques d’encensoir,
Les blés mûrs sous le vent penchent leurs crêtes blondes,
Et près des ruisseaux clairs, dans les forêts profondes,
Les amants éperdus par couples vont s’asseoir...

Au soleil de ton cœur, flamme surnaturelle
Dont la clarté divine a rejailli sur elle,
Ma passion grandit, s’il se peut, plus encor ;

Et moisson précieuse à tes désirs offerte,
Telle qu’un hélianthe au disque nimbé d’or,
La fleur de mon amour resplendit, large ouverte !


(La Soif d’aimer)





L’HEURE DE L’AMOUR


PANTOUM




Drapé dans la splendeur de son rouge manteau,
Le soleil disparaît en un vaste incendie...
Ton image s’allume en moi comme un flambeau,
Idéale beauté dont l’éclat m’irradie !