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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/107

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FERNAND ICRES.


Souvent, m’interrompant de mon souci profond,
Arbre longtemps battu des vents et des cognées,
Je lève mes regards, pour voir ce qu’elles font,
Vers ces sœurs que jamais mon cœur n’a dédaignées.
Et je sens mes douleurs s’adoucir, résignées...
Doux peuple, plein de grâce en son activité,
Ami de la musique et de l’étrangeté,
Que chérissent mon deuil et mon inquiétude...
Ainsi je les contemple avec fraternité,
Tourbillonnant dans l’ombre et dans la solitude.



ENVOI


Tels les remords velus ont en foule habité
Mon âme, d’où la joie, hélas ! a déserté.
Se faisant du repos une chère habitude,
Ils tendent d’un lacs noir tout mon être attristé,
Tourbillonnant dans l’ombre et dans la solitude.





(Les Farouches)