Ouvrir le menu principal

Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/356

Cette page n’a pas encore été corrigée





HIPPOLYTE BUFFENOIR


1849




Hyppolyte-François Buffenoir, né à Vougeot (Côte-d’Or) en 1849, a débuté dans les lettres par un volume de vers ayant pour titre : Les premiers Baisers (1876). Il a publié ensuite successivement : Les Allures viriles (1880), La Vie ardente (1883), Cris d’Amour et d’Orgueil (1887), et à chacune de ces publications son tempérament poétique s’est affirmé avec une nouvelle force.

« Ce qui caractérise le talent de M. Buffenoir, dit un critique, cest un vif sentiment des beautés de la nature, une rare élégance dans le style, un don vraiment remarquable pour peindre les tendresses du cœur, les mélancolies et les tourments de la pensée, les plaisirs de l’esprit, en un mot la vie supérieure des âmes délicates et choisies. »

Suivant la trace des grands maîtres, ce poète chante la femme, les fleurs, les bois, les champs, la jeunesse et la liberté. L’idée de justice le hante. L’influence de Théocrite, d’Horace et de Lucrèce se fait sentir aussi chez lui, mais son originalité n’en est point atteinte, et il a bien sa note personnelle parmi les poètes contemporains.

En prose, M. Buffenoir a publié Les Drames de la place de Grève, roman ayant un cadre historique ; Robespierre, aperçus sur la Révolution ; Les bons Moments, récits et impressions ; Un Séjour à Palerme, notes sur la Sicile, ainsi que deux autres romans intitulés : Le Député Ronquerolle et Sœur Marie la Blanche.

Les œuvres poétiques de M. Buffenoir ont été éditées par Jouaust, Dentu et A. Lemerre.

A. L.