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Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/334

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MADAME ALPHONSE DAUDET


(JULIA ALLARD)


1849




La vie de Mme Julia A. Daudet tient presque tout entière dans les œuvres de son mari. Jamais femme n’a su mieux porter un nom illustre. Elle a sa part, volontairement discrète, dans la gloire du célèbre romancier. Pourtant, sa personnalité subsiste à travers ce rayonnement, et si, en plus d’un endroit de ces romans fameux, il n’est pas impossible de distinguer la touche d’une main féminine, la femme a su néanmoins demeurer elle-même dans les livres quelle a signés. Ses articles critiques, ses pensées, ses souvenirs d’enfance, témoignent dun esprit original. Elle a une vision particulière des êtres et des choses, qu’elle traduit en une langue nuancée à l’infini. Fille et femme de poètes, elle est poète aussi. Parmi ses Impressions de Nature et d’Art elle a jeté, comme des fleurs entre les pages, des vers d’une grâce triste, d’une couleur fine, d’une facture minutieuse et savante, délicatement ouvragés. Ces courts poèmes, de forme et de sentiment très modernes, semblent faits pour être recueillis dans une Anthologie.

Les œuvres de Mme A. Daudet ont été publiées par les éditeurs Charpentier et Charavay.

José-Maria de Heredia.