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taient. Au milieu de cet enchevêtrement de péripéties, dont aucune n’avait paru jusqu’ici se relier aux précédentes, il accepta brusquement l’idée que l’homme était le troisième bandit du train, celui qui avait serré la gorge de « l’autre », c’est à dire de miss Bakefield.

— C’est cela, pensa-t-il. Pas la peine de s’embarrasser de méditations et de déductions logiques. C’est cela. Et voici une preuve de plus qu’il y a un rapport entre l’affaire Bakefield et l’affaire des trois bandits. Certes Marescal a raison de prétendre que l’Anglaise a été tuée par erreur, mais, tout de même, tous ces gens-là roulaient vers Nice, avec le même objectif, le cambriolage de la villa B. Ce cambriolage, c’est Guillaume qui l’a combiné. Guillaume, l’auteur évident de la lettre signée G., Guillaume qui, lui, fait partie des deux bandes, et qui poursuivait à la fois le cambriolage avec l’Anglaise, et la solution de la grande énigme dont il parle dans son post-scriptum. N’est-ce pas clair ? Par la suite, l’Anglaise étant morte, Guillaume veut exécuter le coup qu’il a combiné. Il emmène son amie aux yeux verts puisqu’il faut être deux. Et le coup réussissait, si le troisième bandit, qui surveille ses complices, ne reprenait le butin, et ne profitait de l’occasion pour enlever les « yeux verts ». Dans quel but ? Y a-t-il rivalité d’amour entre les deux hommes ? Pour le moment n’en demandons pas davantage.