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relativement au cambriolage de la villa B…

« Vous trouverez la villa B… sur la droite de la route de Nice à Cimiez, au delà des Arènes romaines. C’est une construction massive, dans un grand jardin bordé de murs.

» Le quatrième mercredi de chaque mois, le vieux comte de B… s’installe au fond de sa calèche et descend à Nice avec son domestique, ses deux bonnes, et des paniers à provisions. Donc, maison vide de trois heures à cinq heures.

» Faire le tour des murs du jardin, jusqu’à la partie qui surplombe la vallée du Paillon. Petite porte de bois vermoulu, dont je vous expédie la clef par ce même courrier.

» Il y a certitude que le comte de B…, qui ne s’accordait pas avec sa femme, n’a pas retrouvé le paquet de titres qu’elle a caché. Mais une lettre écrite par la défunte à une amie fait allusion à une caisse de violon brisé qui se trouve dans une espèce de belvédère où l’on entasse les objets hors d’usage. Pourquoi cette allusion que rien ne justifie ? L’amie est morte le jour même où elle recevait la lettre, laquelle fut égarée et m’est tombée entre les mains deux ans plus tard.

» Ci-inclus le plan du jardin et celui de la maison. Au haut de l’escalier se dresse le belvédère, presque en ruine. L’expédition nécessite deux personnes, dont l’une fera le guet, car il faut se méfier d’une voisine qui est blanchisseuse, et qui vient souvent par une autre entrée