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Mais on fait fortune
On n’en veut pas plus.
C’est très-rare en somme,
De s’y ruiner ;
À moins d’être un homme
Qui veut raisonner.
Un fiacre à la course ! etc.

ensemble.

C’est une ressource, etc.

(Elle sort.)

Scène VII

LARFAILLOU, puis Les Invités.



LARFAILLOU, lui envoyant des baisers.

Oh voui ! pour te mériter je serai millionnaire… Mais qu’elle est avancée pour son âge, mon Dieu !


PREMIER INVITÉ.

Messieurs, le moment serait peut-être bien choisi pour jouer un léger lansquenet. (Les Invités se mettent autour d’une table de jeu.)


LARFAILLOU.

Tiens ! la Bourse doit être fermée à minuit ! Si, en attendant… Dites donc, m’sieu, vous jouez-t-y pour de bon ?


PREMIER INVITÉ.

Mais oui, jeune homme, mais oui.


LARFAILLOU.

Ça me va. Expliquez-moi donc ce jeu-là.


PREMIER INVITÉ.

Rien n’est plus simple : vous retournez les cartes.


LARFAILLOU.

Ça me va.


PREMIER INVITÉ,

Si vous perdez, vous payez.


LARFAILLOU.

Je perdrai pas. (Prenant les cartes.) Je mets trois cents francs.


PREMIER INVITÉ.

Tenu.


LARFAILLOU, retournant les cartes.

Quand j’aurai gagné, vous me le direz, hein ?


PREMIER INVITÉ.

C’est fait ; voici trois cents francs.


LARFAILLOU.

Six cents !


PREMIER INVITÉ.

Tenu. (Ils continuent à jouer.)