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point du milieu que les individus les plus aptes à y prospérer, ou, en un mot, soient adaptatives. Nous avons donc établi, en même temps que la persistance du plus apte, la loi d’adaptation des plastides au milieu.

Cette loi d’adaptation des plastides au milieu n’aurait pas une grande importance si les conditions étaient sans cesse variables comme cela a lieu dans un milieu limité quelconque, mais nous allons voir des cas où ce milieu limité et sans cesse renouvelé présente des caractères constants en des points donnés (milieu intérieur des animaux), et l’adaptation au milieu expliquera alors la différenciation histologique des êtres supérieurs et nous conduira aux principes de Lamarck.

Il n’est pas inutile, avant d’entreprendre l’étude des animaux pluri-cellulaires, de rappeler une dernière fois que le principe de Darwin s’est présenté à nous, pour les plastides isolés, comme l’expression d’une vérité évidente. Si l’on a cru, dans certains cas, pouvoir le mettre en défaut, c’est que l’on a voulu déterminer à l’avance les conditions de l’aptitude à vivre dans un milieu et que l’on s’est trompé, que l’on a négligé un facteur important de cette aptitude. Cette erreur devient impossible si l’on définit le plus apte, après coup, par la constatation de sa persistance dans les conditions considérées.