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MAGMENTUM s. m. (ma-gtnain-tommmot latin). Antiq. rora. Vin ou encens qu’on répandaitsur la victime. Il Victime ou offrande consacrée par le magmentum.

MAGNAC-LAVAI, bourg de France (Haute-Vienne), ch.-l. de cant., arrond. et k 16 kilom. N.-E. de Bellac, sur la rive droite de la Bram ; pop. aggl., 1,011 hab. — pop. tôt., 3,239 hab. Collège communal. Tannerie ; commerce de fers, bois. Belle église romane du XIer siècle. Ce bourg était autrefois le cheflieu d’une seigneurie longtemps possédée par la famille de La Mothe-Salignuc-Fénelon ; en 1723, elle fut érigée en duché en faveur du maréchal de Laval-Montmorency.

MAGNjEUS, historien irlandais. V. Magnusson.

MAGNAN s. m. (ma-gnan ; gn mil.). Econ. rur. Nom du ver k soie dans les pays de la France où on l’élève : Rien n’est plus attrayant que l’aspect des campagnes au moment de l’année où commence et s’achève le travail du magnan. (L. Reybaud.) Il On a dit autrefois MAGNAU OU MAGNAUD.

MAGNAN (Dominique), antiquaire et érudi’t français, né à Reillane (Provence) en 1731, mort k Florence en 1796. Il entra dans l’ordre des minimes, s’adonna à son goût pour l’élude des antiquités, des médailles, des inscriptions, entra en relation avec les plus célèbres antiquaires de l’Italie et de l’Allemagne, se rendit, vers 1760, à Vienne, sur l’invitation de l’empereur François Ier, puis alla à Rome, où il fut nommé supérieur du couvent français de la Trinité-du Mont. Diverses tracasseries qu’il eut à subir le forcèrent k quitter Rome. Il alla habiter alors Florence et y mourut k l’hôpital. Magnan a laissé d’importants ouvrages sur la numismatique. Nous citerons de lui : la Ville de Rome ou Description abrégée de cette superbe ville (Rome, 1703, 2 vol. in-12 ; réédité en 1778, 4 vol. in-fol., avec 425 gravures), ouvrage très-estimé ; Dictionnaire ’géographique de ta France (Paris, 1765. 2 vol. in-8°) ; Miscellanea numismatica (Rome, 1772-177-t, 4 vol. iu-S°, avec fig.) ; Eleyantiores statux antiqux (Rome, 1776), etc.

MAGNAN (Bernard-Pierre), maréchal de France, né à Paris en 1791, mort en 1805. Il était clerc de notaire lorsqu’en- 1809 il s’engagea dans un régiment de ligne. Envoyé aux armées d’Espagne et de Portugal, il assista à plusieurs batailles, devint sous-lieutenant en 1811, capitaine aux tirailleurs de la garde en 1813, fitalorslacampagnede France et se distingua au blocus de Soissons, en 1814. L’année suivante, il prit part à la bataille de Waterloo, et, sur la recommandation du maréchal Gouvion Saint-Cyr, il fut incorporé, comme adjudant-major, dans la garde royale. Nommé chef de bataillon en 1817, il fit, comme lieutenant-colonel, la campagne de 1823 en Espagne, assista aux combats des Esplugas et de Caldès, et fut promu colonel en 1827. Trois ans plus tard, Magnan prit part k l’expédition d’Alger et aux affaires de Staouëli et de Bône, puis fut rappelé en France. Ayant reçu ! ordre de marcher sur Lyon, où une insurrection venait d’éclater (1831), le colonel Magnan entra en pourparlers avec les ouvriers, fut accusé d’avoir manqué d’énergie et mis en disponibilité. Il se rendit alors en Belgique, où il prit du service avec légrade de général de brigade, commanda le corps d’avant-garde de l’armée de Flandre, investit Maastricht, puis reçut le commandement de la division militaire de Gand et celui du camp de Beverloo. De retour en France en 1839, il fut maintenu dans son grade et chargé, quelque temps après, du commandement du département du Nord. Là, il accepta les ouvertures des émissaires de Louis Bonaparte, qui préparait l’échauffourée de Boulogne, et promit son concours en cas de succès ; mais, après l’arrestation du prétendant, et lors du procès de Louis Bonaparte à la Chambre des pairs, Magnan protesta contre toute idée de complicité de sa part. Après avoir rigoureusement comprimé des émeutes d’ouvriers à Lille et à Roubaix, il reçut le grade de général de division (1845). Lorsque éclata la révolution de 1848, Magnan offrit ù Louis-Philippe son concours pour marcher contre le peuple, puis il accompagna la -duchesse d’Orléans à la Chambre des députés. Peu après, il obtint le commandement d’une division de l’armée des Alpes, qu’il conduisit en sept jours à Paris lors de la formidable insurrection de juin 1848 ; puis il remplaça le maréchal Bugeaud comme commandant de l’armée des Alpes, se rendit à Lyon et y comprima, après une lutte acharnée, l’insurrection du 15 juin 1849. Louis Bonaparte, alors président de la République, donna à Magnan la croix de grand officier (23 juin) et le mit à la tête de la division de Strasbourg. Au mois de juillet suivant, dans une élection partielle, il fut nommé député dans le département de la Seine, et, le 15 juillet 1851, il reçut le commandement de l’armée de Paris. À cette époque, Louis Bonaparte, qui préparait dans 1 ombro son attentat contre la souveraineté nationale, avait complètement gagné à sa politique d’aventure le général Magnan. Celui-ci, malgré les réclamations de l’Assemblée, laissa se produire et provoqua même dans l’armée, à l’occasion de revues qui eurent lieu à Satory et au Champ-de-Mars, des manifestations en

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faveur du chef du pouvoir. Avec Morny, Persigny et Saint-Arnaud, il prépara et exécuta le crime politique du ï décembre 1851, et Louis Bonaparte, arrivé au but de ses ambitieux désirs, récompensa Magnan de son active complicité en le nommant successivement maréchal de France (2 décembre 1851), grand-croix de la Légion d’honneur, sénateur (1852) et grand veneur (1854). Magnan devint ensuite commandant de l’armée de Paris (1859), au moment où eut lieu la guerre d’Italie et fut nommé grand maître de la francmaçsnnerie (1862), ce qui provoqua de vives protestations parmi les membres du Grand Orient de France. Malgré les énormes traitements attachés à ses diverses charges, il laissa en mourant des dettes considérables, et une de ses filles, Mme veuve Ohier, reçut en 1868 une pension de 5,000 francs.

MAGNAN (Valentin), médecin français, né a Perpignan le 16 mars 1835. Il commença ses études médicales à la Faculté de Montpellier, dont il fut lauréat ; il fut ensuite reçu interne k Lyon en 1859, puis à Paris en 1863. Une remarquable étude sur la paralysie générale, qui abondait en faits nouveaux et en observations sagaces, lui valut, en 1S65, le prix Civrieux à l’Académie de médecine et attira l’attention sur lui. Aussi, lorsque s’ouvrit l’asile Sainte-Anne, en 1867, fut-il nommé médecin répartiteur au bureau central d’admission des aliénés de la Seine. Là, il inaugura, dés 1868, un enseignement clinique qui est fort remarqué, et auquel nombre de médecins français et étrangers s’empressent d’assUter. Outre ses études sur les centres nerveux, il continue celles qu’il poursuivait depuis dix ans sur l’alcoolisme et l’absinthisme, et qui lui ont valu une juste réputation. Par des expériences nombreuses et faites sur toutes sortes de sujets, il a démontré les effets funestes de l’alcool et surtout de l’absinthe, qui conduisent fatalement à l’aliénation et à la paralysie générale. Ces travaux, connus non-seulement dos savants, mais aussi du public ordinaire, ont été cités dans la discussion qui a eu lieu à l’Assemblée nationale pour l’élévation des droits sur l’alcool et sur l’absinthe. L’Académie de médecine, dans sa séance du 24 juin 1873, a de nouveau décerné le prix Civrieux au docteur Magnan pour un mémoire sur l’alcoolisme, intitulé : Des diverses formes du délire alcoolique et de leur traitement. Ce mémoire a été imprimé, ainsi que XÉtude clinique sur la paralysie générale (1873, in-8»), M. Magnan est membre de la Société de biologie et de plusieurs autres sociétés, entre autres de l’Association française contre l’abus des boissons alcooliques. Il semble s’être donné pour mission de combattre, au nom et par le nioj’en de la science, les funestes progrès que l’ivrognerie et l’abus des liqueurs fortes l’ont chaque jour parmi nous : c’est la une tentative vraiment patriotique, et qui ne fait pas moins honneur au savant qu’au citoyen. Les leçons faites à Sainte-Anne par M. Magnan ont été publiées dans divers recueils médicaux (Gazette des hôpitaux, Revue des cours scientifiques, Archives de physiologie). Les Mémoires et comptes rendus de la Société de biologie contiennent plusieurs de ses travaux sur les maladies des centres nerveux ; et ses premières recherches sur l’action des boissons spiritueuses se trouvent réunies dans un mémoire intitulé : Étude expérimentale et clinique sur l’alcoolisme (1871, in-go).

MAGNANAGE s. m. (ma-gna-na-je ; gn mil.

— rad. magnan). Econ. rur. Suite d’opérations que comprend l’élève des vers k soie.

MAGNANCE (SAINTE-), village et comm. de France (Yonne), cant. de Quarré-les-Tombes, arrond. et à 14 kilom. d’Avallon, près d’un étang ; 780 hab. L’église, classée parmi les monuments historiques, possède un très-curieux tombeau du xu« siècle, en forme de petite église, et orné de bas-reliefs finement sculptés. On voit aussi dans ce village un château moderne flanqué de deux grosses tours et les ruines d’un château du moyen âge.

MAGNANERIE s. f. (ma-gna-ne-rl ; gn mil.

— rad. magnan). Econ. rur. Art d’élever les vers à soie, il Bâtiment construit pour l’élève du ver à soie : La magnanerie est destinée à abriter les vers à soie contre l’influence funeste de l’humidité et des variations de température. (Raspail.) Il On dit aussi hagnaniere et ma-

GNANDERIE.

MAGNANI (Christophe), peintre italien, né à Pizzighitone, près de Crémone. Il vivait dans la seconde moitié du xvtc siècle, suivit les leçons de Bernardino Campi, devint un artiste d’une grande habileté et peignit avec un rare talent des tableaux d’histoire et des portraits d’une extrême ressemblance. On cite, parmi les œuvres de ce peintre, mort à la fleur de l’âge : Saint Jacques et saint Jean, qu’on voit dans le couve’nt de Saint-François, à Plaisance, et plusieurs Prophètes dans les pendentifs de la coupole de la cathédrale de Crémone (1573).

MAGNANIER, 1ÈRE s. (ma-gna-nié, iè-re ; gn mil. — rad. magnan). Econ. rur. Celui, celle qui se.livre à l’élève des vers à soie, il Contre-maître qui dirige l’exploitation d’une magnanerie : un habite magnaniur n’est pas un homme ordinaire. (Bonai’ous.) 11 On dit aussi

MAGNAUD1ER, iliRU, et MAGNAUDISUR, KUSE.

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MAGNANIME adj. (ma-gna-ni-mo ; gn mil. i

— lat. magnanimus ; de magnus, grand ; anitnus, esprit). Qui a l’âme grande, les sentiments nobles, généreux, élevés : Un prince magnanime. Les partis ne sont jamais magnanimes ; ils n’abdiquent pas, on les extirpe. (Lamart.) Le pouvoir qui fut magnanime peut être vaincu, mais jamais humilié. (E. de Gir.) La vengeance exige un certain courage : combien de gens qui ne sont magnanimes que par lâcheté/ (A. d’Houdetot.) Il Noble, élevé, généreux, en parlant de l’âme, des sentiments ou des actes : Un cœur magnanime. Une pensée magnanime. Un pardon magnanime. La vérité seule inspire des pensées magnanimes. (Mass.) Les actions magnanimes sont celles dont’ le résultat prévu est te malheur et la mort. (Chateaub.)

... Il est bien dur, pour un cœur magnanime. D’attendre des secours de ceux qu’on mésestime.

Voltaire.

Le désespoir n’est point d’une 4me magnanime ! Souvent il est faiblesse, et toujours il est crime.

Grf.ssët.

— Substantiv. Personne magnanime : Le courageux est assuré contre les périls dans les entreprises considérables, mais le magnanime va plus loin encore. (Boss.) Le malheur est un bon lait pour les magnanimes. (V. Hugo.)

MAGNANIMEMENT adv. (ma-gna-ni-meman ; gn mil. — rad. magnanime). D’une façon magnanime : Se comporter magnanimement. Penser magnanimement.

MAGNANIMITÉ s. m. (ma-gna-ni-mi-té ; gn mil.— rad. magnanime). Caractère de ce qui est magnanime ; grandeur, noblesse, élévation, générosité des sentiments : Montrer de la magnanimité. La magnanimité est assez définie par son nom. (La Rochef.) La magnanimité ne doit pas compte à la prudence de ses motifs. (Vauven.) La magnanimité est la noblesse du peuple. (E. de Gir.) Il y a de la magnanimité à oublier les services qu’on a rendus. (L’abbé Bautain.)

Vinaigre de magnanimité, Ancienne pré Paration pharmaceutique qui avait pour base acide formique.

— Syn. Mngnunimitê, générosité, grandeur d’Ame. V. GÉNÉROSITÉ.

MAGNaSCO (Stefano), peintre italien, né à Gênes vers 1665, mort en 1695. Il compléta à Rome ses études, commencées sous Valerio Castillo, exécuta, entre autres travaux remarquables : la Mort de saint Joseph ; Saint Hugues faisant jaillir l’eau d’un rocher, etc., et fut emporté par une mort prématurée.

MAGNASCO (Alessandro), dit LUaniulrino,

peintre italien, fils du précédent, ne k Gênes vers 1686, mort à Florence en 1747. Il eut pour maître Filippo Abbiali et se fit surtout remarquer par des bambochades, exécutées avec un grand talent et dans lesquelles il représentait avec beaucoup d’esprit et de verve des réunions religieuses, des écoles, des scènes militaires, etc. Dans ses tableaux, de petite dimension, les figures sont traitées d’une façon large, simple, pleine de hardiesse, et le coloris est harmonieux et charmant. Malgré tout son talent, il eut peu de succès dans sa ville natale, qu’il quitta pour se rendre à Milan, et de là à Florence, où il se fixa. Dans cette dernière ville, le grand-duc Jean-Gaston lui accorda toute sa faveur et le combla de distinctions Maenasco a peint de charmantes figures dans des paysages exécutés par quelques-uns de ses contemporains, notamment par Tavella. Parmi ses œuvres, nous citerons : Scène champêtre et Scène grotesque, au musée Brera, k Milan ; la Tentation de saint Antoine, k Florence ; Religieuses en prière ; Réfectoire de capucins, au musée de Dresde,

MAGNAT s. m. (magh-na — du lat. magnâtes, grands de l’État ; de magnus, grand). Hist.

; Grand de l’État en Pologne et en Hongrie :

Marie-Thérèse sait intimider par son abord la diète de Hongrie, mal disposée en sa faveur ; elle harangue les magnats en langue latine. (Fourier.)£ri Hongrie, la politique lente, mais systématique de l’Autriche mina peu à peu le pouvoir des magnats. (Mmo Plater.)

— Encycl. On’désigne sous ce nom en Pologne et eu Hongrie les membres de la plus haute noblesse. En Pologne, alors que ce pays était constitué en nation libre et ayant son autonomie propre, le titre de magnat était surtout attribué aux conseillers du royaume ou aux sénateurs temporels et ecclésiastiques, c’est-a-dire à l’archevêque de Gnesne, et plus anciennement à celui de Lemberg, aux évêques, aux voïvodes, aux castellatis et aux grands fonctionnaires du royaume ou minisires. En Hongrie, ce titre n’appartenait, k l’origine, qu’aux hauts barons dir royaume, savoir : au palatin, aux juges auliques et d’empire, aux bans de Croatie, d’Esclavonie et de Dalmatie, au grand trésorier et aux grands dignitaires de la cour ; il s’étendit depuis aux comtes et aux nobles de seconde classe (possesseurs de terres) ; mais les armalistes (ou nobles sans biens) n y avaient aucun droit. On comprend aisément de quelles prérogatives puissantes devaient jouir les magnats dans un pays organisé comme l’antique Hongrie, c’est-k-dire de la manière la plus aristocratique. Ces prérogatives, qui les plaçaient en face du roi dans une situation d’indépendance relative, ont subi peu k

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peu des restrictions considérables : après avoir été longtemps les seuls représentants, pour ainsi dire, do la Hongrie, dont ils entraînaient k leur suita tous les autres éléments, les magnats n’ont conservé aujourd’hui de leurs anciens privilèges que le droit de composer une section particulière de la diète : cette section constitue ce qu’on appelle la Chambre haute dans d’autres nations, et prend le nom de Chambre des magnats. Les diètes de Hongrie se composent, en effet^ de deux Chambres, ou, pour nous servir de 1 expression originale, de deux tables, chacune subdivisée en deux ordres : la Chambre des magnats qui, indépendamment des princes^ comtes et barons du royaume, comprend nujourd’hui les archevêques et évêques, et les gouverneurs des comitats ; la seconde, formée de la réunion des prélats, des abbés, des députés des comitats, de ceux des chapitres et de ceux des villes royales libres. En dépit de vaines théories, c’est k la profonde constitution des magnats de Hongrie, bien différents de notre noblesse française d’avant 1789, que la Hongrie doit son inébranlable indépendance, qui a survécu même aux défaites. En Pologne, les magnats, qui, k ia diète de 1791, avaient fait généreusement l’abandon d une partie de leurs privilèges, en votant la loi relative au droit des communes, puis la constitution du 3 mai, qui, en consolidant le pouvoir monarchique, prépara l’émancipation des populations agricoles, ont achevé de perdre sous la dominaiion russe ce qui leur restait d’autorité. C’est également, par un rapprochement singulier, à l’année 1791 que remonte la loi fondamentale du gouvernement de la Hongrie actuelle, loi qui, tout en reconnaissant la suzeraineté (bien plutôt que la souveraineté) de l’Autriche, n’en pose pas moins en principe que la Hongrie est indépendante et libre, quelle conserve son régime, sa constitution, ses coutumes, qu’elle ne peut être gouvernée k la manière des autres parties de l’empire, que le pouvoir législatif ne peut être exercé que dans la diète, etc., etc. Cette loi fut en quelque sorte imposée par les magnats qui, plus heureux que ceux de Pologne, conservent encore aujourd’hui en Hongrie, k défaut des prérogatives exceptionnelles du moyen âge, une grande autorité.

MAGNATISMEs. m. (ma’gh-na-ti-sme— rad. magnat). Hist. Pouvoir des magnats polonais ou hongrois. Il Qualité de magnat : Autrefois le magnatismb conférait des privilèges qui sont successivement tombés devant la domination autrichienne. (Dict. polit.) Il Corps de magnats.

MAGN AU ou MAGNAUD s. m. (ma-gnô ; 0)1 mil.) V. magnan.

MAGNAUDERIE s. f. (ma-gnô-de-rl ; gn mil.

— rad. magnaud). V. magnanerie.

MAGNAUDEUR, EUSE s. (raa-gnô-deur, euze ; gn mil.). V. maGNanier.

MAGNAUDIER, 1ÈRE s. (ma-gnô-diô, ière ; gn mil.). V. magnanier.

Aluguaure, palais construit k Byzance par Constantin, et dans lequel Théophile installa l’école philosophique de Léon.

MAGNE udj. (ma-gne ; gn mil. — lat. magnus, même sens). Grand. Il Vieux mot qui a survécu dans le nom de Chahlemagnk.

MAGNE (le), pays de la Grèce moderne. V. Maîna.

MAGNE (Jean-Fleury), vétérinaire français, né k Sauveterre (Aveyron) en 1804. Élève de l’École vétérinaire de Lyon de 1824 à 1828, il devint l’année suivante, k la suite d’un concours, chef de service k cette école, fut nommé, en l’832, professeur adjoint au cours de physique et de matière médicale, et, six ans plus tard, il obtint la chaire d’agriculture, d’hygiène vétérinaire et de botanique. En 1843, M. Magne a passé au même titre à l’École vétérinaire d’Alfort. Outre de nombreux articles, insérés dans les Annales de ta Société d’agriculture de Lyon, le Moniteur agricole, dont il a été longtemps directeur, le Journal des économistes, ma., et diverses notices, on doit k ce savant plusieurs ouvrages estimés : Des principes d’hygiène vétérinaire (1842, in-8") ; Traité d’hygiène vétérinaire appliquée (1843, 2 vol. in-8<>), réédité sous le titre de Traité d’agriculture pratique et d’hygiène vétérinaire générale (1858, 3 vol.) ; Choix des vaches laitières (1850, iu-12) ; Choix du cheval (1854), etc.

MAGNE (Pierre), homme d’État français, né k Périgueux en 1806. Il commença par être expéditionnaire k la préfecture de la Dordogne, puis il alla étudier le droit k Toulouse, OÙ il fut reçu licencié. De retour dans sa ville natale, M. Magne exerça avec succès la profession d’avocat et entra en relation avec le préfet Romieu, qui le nomma, en 1835, conseiller de préfecture. Esprit positif, grand travailleur et très-ambitieux, il no tarda pas k se faire remarquer, conquit la sympathie du maréchal Bugeaud, qui lui prêta sou puissant appui, et fut nommé, eu 1843, député par l’arrondissement de Périgueux. M. Magne, grand partisan à cotte époque de la monarchie de Juillet, alla siéger dans les rangs de la majorité. Nommé deux ans plus tard membre de la commission du budget, il fit sur les crédits affectés à l’Algérie un rapport très-étudié et, sur la recom 116