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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/99

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IV

Entre deux orages


À mon ami Cauvet.


 
La trombe éclate, il grêle sur mon champ ;
Adieu mes blés, mes roses que je pleure !
La foudre encor va tomber tout à l’heure ;
Un tourbillon s’amoncelle au couchant.

Dans tout le ciel se heurtent les nuages ;
Celui-là passe, un plus sombre le suit…
Voilà pourtant qu’un peu d’azur nous luit,
Un rayon d’or glisse entre deux orages.

Charmant rayon, tu pourrais décevoir
Un cœur plus neuf et plus ardent à vivre.