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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/62

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III. AUTOMNE

 


ADAH


C’en est fait des beaux jours ! le soleil incertain
S’est levé dans la brume.
De nos baisers d’hier, pleurant jusqu’au matin,
Je garde une amertume.

Nous marchions, au retour, sur les gazons flétris,
Sur la feuille jaunie,
Quand j’ai vu s’allumer, dans ses yeux assombris,
L’éclair de l’ironie.

Et mon cœur se referme ! et j’oublie à jamais
Nos printemps et mes songes.
Bonheurs qu’il m’a. donnés, saisons où je l’aimais,
N’étiez-vous que mensonges ?



VENTS D’AUTOMNE


Tenez la porte close et gardez votre cœur !
Je sens un souffle aigu, j’écoute un bruit moqueur :
Voici les vents d’automne.