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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/347

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Notre blessure a pour remède
La paix du devoir accompli.

Il est parti le doux message ;
Je pleurais bien en l’écrivant ;
Dieu le guide, il s’est fait passage !
Il parviendra le doux message ;
Pleure encore en le recevant.



KONRAD


Oui, je veux t’obéir et je consens à vivre,
Puisqu’à travers l’exil nous pouvons nous revoir.
Puisqu’il me reste encore un sentier pour te suivre,
J’y marche sur tes pas dans cet âpre devoir.

J’y suis prêt à lutter, à souffrir sans me plaindre,
A me vaincre moi-même et mes folles ardeurs.
J’aspire aux régions où je devrai t’atteindre ;
Un tel amour m’oblige à toutes les grandeurs.

J’ai vu d’autres que toi forcer des cœurs fidèles
A ramper sous un jour, énervés à jamais ;
Toi, tu m’as rendu libre et m’as donné des ailes ;
Ton souffle m’a poussé vers les chastes sommets.

En chassant de mon cœur les idoles vulgaires,
Ce généreux amour m’a laissé mes vrais dieux ;