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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/346

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Ton regard, au loin, me pénètre ;
Et, dans ce muet entretien,
Je sens palpiter tout mon être
D’un léger battement du tien.

Au delà tu temps qu’il dépasse,
Mon amour te suit en tout lieu ;
Il reflue à travers l’espace ;
Il n’a d’autres bornes que Dieu.

Il est ma force et ma faiblesse ;
Je vois le piège qu’il me tend ;
Il m’attire et son trait me blesse ;
J’y succombe en lui résistant.

C’est le calice expiatoire,
C’est le combat selon mes vœux,
Qui sera, là-haut, ma victoire,
Et la tienne, si tu le veux.

La couronne y sera plus belle
Pour le plus douloureux combat ;
Va donc à l’œuvre où Dieu t’appelle,
Fort de ma foi que rien n’abat.

Tu sais que jamais à son aide
Mon cœur n’invoquera l’oubli ;