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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/329

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C’est par l’échelle d’or de ton pieux sourire
Que Dieu descend vers moi, que je monte vers lui.



ROSA


Ton cœur a trouvé des paroles
Qui m’étreignent comme un lien ;
Je sens d’ardentes auréoles
Enlacer ton front et le mien.

A travers cette ivresse austère,
J’ai possédé, dans un moment,
De quoi répandre sur la terre
Un siècle de ravissement.

A qui voit ton âme profonde,
A qui t’aima sur ces sommets,
Va, tous les amours de ce monde
Sont impossibles désormais.

Après ce jour tout autre est vide !
Je veux, quel que soit l’avenir,
Comme au fond d’une Thébaïde,
M’enfermer dans ce souvenir.

L’aumône seule et la prière
Auront accès dans ce saint lieu