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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/321

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C’est mon bon ange ! elle se voue
A ma douleur…
Par l’éclat vermeil de sa joue,
C’est une fleur.

Ni le velours qui sur la pêche
Brille un matin,
Ni la rose-thé la plus fraîche,
Ni le satin,

Ni le lotus au blanc calice,
De l’onde issu,
N’ont de sa peau suave et lisse
Le fin tissu.

Quand sa main, qu’elle m’abandonne,
Vient à s’ouvrir,
Ma lèvre, eh y touchant, frissonne,
Je crois mourir !

Mais, ce qu’au monde rien n’égale,
Ame ni fleur,
C’est l’encens que son âme exhale
Dans chaque pleur.

Ce chaste encens m’apporte un rêve
Tout plein de Dieu,
Et, comme un nuage, il m’enlève
Dans le ciel bleu.