Ouvrir le menu principal

Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/261

Cette page n’a pas encore été corrigée





BERTHE


Nouez les ronces aux charmilles
Et l’aubépine à l’églantier ;
Tendez vos rets, ô jeunes filles,
Entre les buissons du sentier.

A ce bel étranger morose
Qui voit les fleurs sans les cueillir,
Fermez, d’une chaîne de rose,
Le chemin qu’il prend pour nous fuir.



FRANTZ


Au rossignol chanteur préparez une cage,
Tressez pour renfermer le jonc et le glaïeul ;
Mais au loup, s’il se montre, ouvrez vite un passage :
Je suis méchant, et je veux rester seul !



BERTHE


Ton cœur vaut mieux que tes paroles ;
Tes regards sont tristes, mais doux ;
Il faut qu’ici tu te consoles,
Loin des bois où vivent les loups.

Si la faux t’effraye et te pèse,
Prends du moins ce râteau léger ;