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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/139

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V

La Muse armée



 
Oui, l’austère amitié qui te lie aux grands chênes,
Ce charme du désert qui t’enivre toujours,
S’ils t’ont fait ignorer nos calculs et nos haines,
Ont agrandi ton cœur pour les nobles amours.

Quand tu disais : Mon frère ! à l’arbre sans culture ;
Quand les oiseaux du ciel venaient baiser tes mains,
O toi qui pour famille avais pris la nature,
Non, tu n’abjurais pas la cité des humains !

Au fond des bois sacrés où tu te réfugies,
Poète aimé du chêne et du vieux bûcheron,