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Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/138

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Tout me dit, m’invitant à des fêtes prochaines :
L’espérance est vertu.

Si j’ai cessé jamais d’adorer vos merveilles,
O terre, ô vastes cieux !
Quand vos bruits n’apprendront plus rien à mes oreilles,
Vos couleurs à mes yeux ;

Quand mon cœur n’aura plus une voix qui réponde
A vos divers accords…
C’est que j’habiterai dans l’invisible monde,
Délivré de mon corps,

Nature ! et qu’au delà de ta dernière étoile,
En face de ton roi,
L’éternelle beauté, dont tu n’es que le voile,
Paraîtra devant moi.