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Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/50

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XXII



Si l’homme laisse voir un grand malaise, il est parfait. S’il est déprimé, il est franc. Si c’est un songe-creux, il jouit de la plénitude de ses facultés. S’il n’a aucune importance, c’est un homme remis à neuf. S’il est insignifiant, il touche au but. S’il se croit quelque chose, il nourrit une grande illusion.

Voilà pourquoi les saints, n’ayant sur la conscience tout au plus qu’un agissement, donnent le plus bel exemple à l’empire.

Les saints n’ont aucune idée claire d’eux-mêmes. Voilà pourquoi, quand on les voit, c’est un trait de lumière.