Ouvrir le menu principal

Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/145

Cette page a été validée par deux contributeurs.



LXIX



Si j’étais dans le cas de me servir d’une arme ou de la parole, je n’oserais jamais être celui qui commence et je n’oserais pas davantage riposter. Je n’oserais jamais avancer d’un pouce et je n’oserais pas davantage reculer d’un pied.

Ce qui revient à dire qu’en face de l’action je n’agirais pas, que si un homme retroussait ses manches pour m’attaquer je ne retrousserais pas les miennes, que si l’on mettait la main sur moi je ne ferais pas usage de mes armes, que si un homme me traînait par terre je ne le considérerais pas comme un ennemi.

On ne peut rien faire de pis à un en-