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Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/121

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LVIII



Sous les gouvernements qui ont un minimum de lumières les peuples jouissent d’un maximum de confort.

Sous les gouvernements à l’attention desquels rien n’échappe les peuples manquent de tout.

Derrière le mal il y a le bien. Du bien c’est ce que le mal recouvre. Qui sait où l’un et l’autre commencent et finissent ? Qui peut dire : Je suis sans droiture ou je ne suis pas mauvais ? L’homme qui croit à sa rectitude est un homme qui retourne à son astuce. L’homme qui se croit bon est en passe de devenir un monstre. L’homme qui a ces deux tra-