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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/38

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LA MOISSON NOUVELLE


Et la forêt sublime, où divine famille,
Les arbres vont, croissant dans leur rêve béni.
Les vertes profondeurs où gazouille et fourmille
Le nid…

Nous allons retrouver les sentiers et les plaines,
Les ravins éveillés de leur sommeil obscur,
Les buissons où le vent vient creuser des fontaines
D’azur !…

Les aulnes rougissants où sifflotent les merles,
La savane au reflet magnifique et changeant ;
Le sol neuf où l’avoine a répandu ses perles
D’argent…