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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/31

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LA MOISSON NOUVELLE


Qu’importe un jour éteint s’il nous laisse sa flamme,
Si son reflet lointain est un feu continu ;
L’univers tout entier peut tenir dans une âme :
Dans un lac tout le ciel n’est-il pas contenu ?

Qu’importe que le bois triste et mourant se voile,
Si nous avons l’esprit rayonnant de beauté,
L’esprit clair et léger comme la blanche voile
Et le cœur réjoui comme un matin d’été !…