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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/187

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LA MOISSON NOUVELLE


Pauvres hommes voués à la vague traîtresse,
Vous la connaissez bien la douceur des foyers !
Et vous en avez soif, pauvres cœurs en détresse,
Quand vous quittez les flots où dorment les noyés !

Il l’a bien aperçu le feu de sa demeure
Qui scintille au-dessus du grand fleuve mouvant !
Il avance, rempli de joie intérieure ;
La porte s’ouvre, il entre ainsi qu’un coup de vent !

Ceux qu’il aime il les a tous reconnus bien vite ;
— C’est pour eux qu’il peinait tantôt dans le brouillard !
Puis il voit sur la table, où sa place l’invite,
Fumer dans un grand plat la morue et le lard…