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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/163

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LA MOISSON NOUVELLE


Un ruisseau gracieux, semé de coquillages,
Dont on peut d’un regard embrasser la largeur,
Qui ne donne jamais le goût des grands voyages.
Mais retient près de lui le poète songeur…

Je sais un coin rustique, un paradis du rêve,
Où sont de vieux lilas aux rameaux parfumés,
Où jamais les aulniers n’ont vu tarir leur sève,
Où de jeunes époux jadis se sont aimés.

A l’abri de tout vent, au pied d’un monticule.
Entre des peupliers au dôme retombant.
Pour nous asseoir à l’aube ou bien au crépuscule,
Nous aurons sous l’épaisse feuillée, un vieux banc.