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Page:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu/118

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LA MOISSON NOUVELLE


Il est sur les coteaux où luit un soleil pâle
Des fleurs au cœur de pourpre, au teint magique et pur,
Qui n’ouvrent qu’au matin leur corolle d’opale :
Vous êtes de ces fleurs qui s’ouvrent dans l’azur…

Ainsi qu’un lys caché loin de tout souffle immonde,
Et que nul vent lointain un instant n’a touché,
Vous ne connaissez pas le souffle impur du monde,
Et nul regard charnel sur vous ne s’est penché.

Femmes du monde, nous aimons à reconnaître
En vous, ô noble front empreint de majesté,
La femme auguste que nous avons rêvé d’être,
Et la vierge au cœur pur que nous avons été !…