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•1879, assista à l’exécution dos décrets contre les congrégations ; il fut créé cardinal par Léon XIII le 25 sept. 1882. CZAHROWSKI de Czahrow (Adam), écrivain et soldat polonais du xvr 3 siècle. Il parait être originaire de la Podolie. Il se mit au service de Maximilien d’Autriche qui aspirait à la couronne de Pologne. Après l’insuccès de ce prince, il alla guerroyer en Hongrie. Il publia à son retour le récit de ses aventures en vers sous ce titre : Thrènes et aventures dans les pays hongrois et croules (Posen, ■1397 ; Léopol, 1598, deux éd.). L. L.

CZAJKOWSKI (Michel, Sadyk pacha), écrivain et soldat polonais, né à llalczvniec (Galtchinets) , en Volhynie,en 1808,mortàBorki (Ukraine) le 18 janv.4886. Sa famille avait donné plusieurs officiers à l’armée cosaque. 11 lit des études fort incomplètes à Kremenets (Krzemieniec), et servit en 4831 dans l’armée polonaise contre la Russie, puis il émigra en Fiance ou il publia un certain nombre d’écrits ; en 1848, le prince Czartoryski l’envoya à Constanlinople. Il fut quelque temps attaché à l’ambassade de France. Il étudia l’organisation de la Turquie, et soumit au gouvernement turc un certain nombre de mémoires où il proposait d’importantes réformes au point de vue civil ou militaire. A la suite d’aventures romanesques, il se fit musulman, et prit le nom de Sadyk. Lors de la guerre d’Orient, il reçut le titre de pacha, organisa un corps de Cosaques qui se signala au siège de Silistrie et dans la Dobroudja. Il fut nommé gouverneur de Bucarest et commandant des troupes turques en Bessarabie. Il avait espéré ressusciter au profit de Turquie et de la Pologne l’antique organisation des Cosaques. N’ayant point réussi, il se découragea ; en 1872, il demanda l’autorisation de rentrer en Russie ; il reçut une pension de l’empereur et s’établit en Ukraine. Accusé de trahison par ses anciens compatriotes, il prit la vie en dégoût et se suicida. Czajkowski est surtout célèbre par ses récits de la vie cosaque. Il y a fait preuve d’un talent original, mais incorrect. Ses œuvres sont fort nombreuses et ont eu plusieurs éditions. Les principales sont : Contes cosaijues (Paris, 1837), traduits en français par M. Ladislas Mickiewicz ; Werni/hora (Paris, 1838, 2 vol.) ; Kirdjali (1839) ; Anna (4840) ; Etienne Czarniecki (4840) ; ’le 3 Mai (1841) ; l’Hetman de l’Ukraine (4844) ; Koszowata (4844) ; Nouvelles (1844) ; la Bulgarie (Leipzig, 1872) ; Nemolaka (Leipzig, 1873) ; Légendes (4885). Il a en outre donné une brochure sur l’Influence des Kosaks sur la littérature et la civilisation (en français ; Paris, 1835) ; les Cosaques en Turquie (signé : X. K. ; Paris, 1 857) ; les Vies étranges des Polonais et des Polonaises (Leipzig, 4865). La librairie Brokhaus a publié une série de ces œuvres revue par l’auteur (Leipzig, 1862- 4873, 41 vol.). L. L.

Bibl. : Estreicher, Bibliographie polonaise du xk° siècle. — Jez, Etude sur Czajkowlii dans le supplément du Kraj, févr. 1886.

CZAKAN. Instrument de musique usité en Bohème et en Transylvanie, et appartenant au genre flageolet ; les Allemands l’appellent parfois Stockflôte, c.-à-d. « flûtebàton ». On le construisait d’habitude au diapason de la. Son étendue était de deux octaves environ, à partir du si bémol grave de la flûte. Le czakan se composait essentiellement d’une embouchure de flageolet formant angle droit avec le corps de l’instrument, lequel, légèrement conique, allait en diminuant de diamètre, un peu comme celui des anciennes flûtes. Le doigté était intermédiaire entre celui de la flûte et celui du hautbois. L’aspect général était analogue à celui d’une canne munie d’une poignée. On a dit que cet instrument, tombé en désuétude, avait été ignoré de tous les musiciens jusqu’en 1 825. Ce qui est certain, c’est qu’il eut une grande vogue à Vienne vers 1830 ; c’est d’ailleurs en 1830 que Kramer publia une méthode pour le czakan. A. E.

CZAKÔ (Sigismond), dramaturge hongrois, né en 1820 à Deés, mort à Pest en 1847. Sa courte existence fut tourmentée et finit par le suicide, malgré les succès qu’il obtint un moment au Théâtre National dont il était l’intendant. Ses drames principaux sont : le Négociant et le Mari» et le Testament (1843), Leona (1850). E. S. CZAPEK (Jean), en tchèque Capek, célèbre chef bussite du xv e siècle. Il commandait les troupes de la secte des Orphelins , et prit part à diverses expéditions en Bohême et en Moravie. En 1 433, il servit dans l’armée polonaise contre les chevaliers Teutoniques ; il revint ensuite en Bohème, et prit part à la bataille de Lipany, où les Taborites furent définitivement vaincus. Il fut ensuite chargé de mission auprès de l’empereur Sigismond. On perd sa trace à dater de 1442. — Un autre Czapek (Jean), prêtre hussite, est l’auteur de quelques cantiques tchèques, dont l’un notamment a été attribué à Jean Zizka. L. L. CZAPKA. Mot polonais (corrompu en c :-apsku) qui sert à désigner la coiffure spéciale portée par les lanciers ou uhlans dans la plupart des armées qui ont conservé des régiments de cette arme, supprimée en France à la date du 8 août 1871. La czapka encore en usage en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, en Belgique et en Bussie, est une sorte de schako à cylindre étranglé surmonté d’une tablette carrée. Il est généralement recouvert de drap de couleur distinctive et orné d’attributs métalliques variés, d’un pompon demi-sphérique auqutd s’ajoute en grande tenue un plumet de crin retombant, enfin de jugulaires de métal et de cordons, dits fourragères, qui empêchent le cavalier de perdre sa coiffure. La czapka est un couvre-chef de forme bizarre et incommode répondant peu aux exigences d’une coiffure militaire parce qu’il est instable et ne protège que médiocrement la tête du cavalier ; il tire son origine de l’ancien bonnet national de la milice polonaise que les modèles actuellement en service ne rappellent d’ailleurs que de fort loin ; ils ont varié souvent de forme et surtout de hauteur. Les premiers régiments qui aient paru dans notre armée coiffés de la czapka étaient les chevau-légers-lanciers levés en Pologne en 4808. Depuis le partage de ce royaume (1794), la Prusse y recrutait un régiment de cavaliers légers armés de lances, appelés d’abord towarcys, avant de prendre la dénomination d’uhlans déjà en usage en Autriche et en Bussie.

CZAR (V. Tsar).

CZARNECKI (Edouard), écrivain et pédagogue polonais, né à Szczuczyn en 1774, mort à Varsovie en 1831. Il entra dans la carrière ecclésiastique, devint directeur de collège, membre de la Société des amis des sciences et administrateur du diocèse de Varsovie. Il a laissé des sermons, des écrits pédagogiques et des notices (sur Samuel Janocki, Alexandre Sapieha, etc.). L. L.

Bibl. : Estrkicher, Bibl. polonaise du xix« siècle. CZARNIECKI (Etienne), célèbre général polonais, né à Gzarnça, palatinat de Sandomir, vers 1599, mort à Sokolowka, en Volhynie, le 12 févr. 1664. Son père, Christophe Czarniecki, remplissait les fonctions de staroste à Lywiec en Lithuanie. Etienne, entré jeune au service, se distingua en 1634 au siège de Smolensk, et devint colonel en 1644. Il prit part à de nombreuses expéditions contre les Cosaques, les Tatares, les Suédois, et en Transylvanie. En 1648, il fut fait prisonnier par les Tatares. Devenu mestre de camp (obozowy), il fut castellan de Kiev en 1655. Il ne réussit pas à défendre Cracovie contre les Suédois et dut capituler (1655). Il prit sa revanche aux combats de Kozienice, Urarka, Gniezno, Varsovie, Chojnice,etc. En 1658, il poussa jusqu’en Danemark, et s’empara de l’île d’AIsen. Puis il retourna guerroyer contre les Cosaques. Il reçut le titre de voiévode de Kiev. Il venait d’être nommé hetman quand il mourut. Il fut enterré au village de Czarnça. Un monument lui a été élevé en 1755 à Tvkocin. L. L. Bibl. : Paskk, Mémoires. — Krajewski, Histoire de Czarniecki ; Cracovie, 1787. — Jenike, dans le recueil Ksiega Swiata ; Varsovie, 1855.

CZARNKOW (Jean de), homme d’Etat et historien polonais du xiv e siècle, né à Czarnkow. dans la Crande— Pologne, mort vers 1387. Il fut chanoine de Posen et de Wloclawek ; en 1365, il fut envoyé à Avignon par l’évèque