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CYNIPS — CYNOCÉPHALE

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lignites de Salzhausen présentent des galeries semblables à celles des Cynips ou des Pteromalus. A Florissant (Amérique du Nord) , on a trouvé des Galles et de nombreux représentants tertiaires de cette famille. E. Trt. CYNIQUE (Ecole). L’école cynique eut pour fondateur Antisthène (V. ce nom) et pour principaux représentants le fameux Diogène (V. ce nom) de Sinope, Cratès, sa femme Hipparchie et Métroclès, frère d’Hipparcbie. L’histoire du cynisme part donc du iv e siècle av. J.-C ; elle se prolonge jusqu’à la fin du m 8 siècle avec Ménédème et Ménippe. Les doctrines cyniques sont un mélange des doctrine de Socrate, des Eléates et des Mégariques. Avec Socrate, les cyniques soutiennent qu’une seule chose vaut qu’on s’en occupe, la bonne conduite de la vie. Tout le reste est indifférent. Ils condamnent donc comme inutiles toutes les sciences, telles que la logique et la physique, qui n’ont aucun rapport avec la vertu. Or, le sens commun suffit largement à apprendre à l’homme tout ce qui est nécessaire pour bien vivre. Le reste n’est que vaine recherche et subtilité. La science d’ailleurs est impossible, car on n’a le droit de donner à un concept aucun autre concept pour attribut. A chaque objet correspond un nom qui le désigne en totalité : donner donc un attribut à un sujet, c’est non pas exprimer un objet, mais dire que deux objets ou deux noms sont un seul objet, ce qui est absurde. Le jugement devient ainsi impossible et, par contre-coup, la science. 11 n’y a donc pas de science purement théorique qui soit légitime. Mais la science pratique a cependant le droit d’exister. Cette science a pour but de donner à l’homme la vertu et, par la vertu, le bonheur. Le bonheur est ainsi la fin dernière de la vie, mais il ne se sépare pas de la vertu ; la vertu est le seul bien, le vice, le seul mal. Tout le reste est indifférent. Le seul bien qui mérite ce nom est ce que l’homme possède en propre, dont il est toujours le maître et que rien ni personne ne peut lui enlever, c.-à-d. son activité intellectuelle et morale. Tout le reste est hors de lui. La richesse, l’honneur, le déshonneur, la mort dépendent de la iortune et non de nous. Ce ne sont pas là des biens pour nous, puisqu’ils ne sont pas vraiment nôtres. La chose la plus vile et la plus pernicieuse du monde est le plaisir ; aussi Antisthène se plaisait-il à répéter qu’il aimerait mieux être en proie à la folie qu’au plaisir. Le travail, au contraire, est un bien ; par lui l’homme apprend à se maîtriser, à se dominer, à se posséder. Voilà pourquoi les cyniques se mettaient sous la protection spéciale d’Hercule, portant comme lui un manteau et un bâton de chêne. La vertu consiste dans la sagesse qui nous enseigne ce que la nature exige de nous ; or, la nature ne saurait exiger de nous rien autre chose sinon que nous demeurions nous-mêmes, indépendants de toute domination extérieure. La vertu est donc, avant toute chose, dans l’action énergique et droite, dans la possession de soi. La vertu se suffit donc à elle-même. Le sage se dépouillera donc de sa fortune, s’il en a, ne la recherchera pas, s’il n’en a pas, il vivra en mendiant, boira de l’eau dans le creux de sa main, mangera le pain qu’on lui donnera, se contentera d’un tonneau pour demeure et d’un haillon troué pour vêtement. Il ne donnera à la nature que les satisfactions indispensables et de la laçon la [dus simplifiée possible. Au nombre des satisfactions indispensables, les cyniques, ainsi que tous les païens, mettaient les plaisirs de Vénus. Ils condamnaient comme des embarras la famille et le mariage. On voit aisément les conséquences d’une pareille doctrine et on s’explique alors l’acte étrange et répugnant que Diogène Laerte rapporte de son homonyme cynique. Ils prétendaient supprimer ainsi tous les besoins artificiels, et ils plaçaient parmi ces besoins non seulement les règles de la civilité vulgaire, mais encore les exigences les plus légitimes de la pudeur. Ils se croyaient en droit d’agir en toute chose au grand jour et de satisfaire en public tous leurs besoins. Us condamnaient la vie publique comme un embarras, la société comme un fait artificiel, l’esclavage pour la même raison. L’esclavage n’a pas de raison d’être, car nul homme n’a besoin d’un autre pour être lui-même et se posséder. Les cyniques méprisaient l’opinion des hommes et divisaient l’humanité en deux parts, l’une, la plus nombreuse, composée des fous, l’autre, la moins nombreuse et la seule cependant qui eût vraiment une existence humaine, composée des sectateurs de la philosophie cynique. Qu’importait au cynique que les fous se moquassent de lui et l’appelassent chien, il savait de science certaine que c’étaient les autres qui méritaient le nom de fous et que lui seul possédait la véritable sagesse. Disons pour terminer que le nom de cette école parait lui venir du Cynosarge, portique d’Athènes, ou enseigna Antisthène, à moins que les propos insolents et provocateurs des sectateurs ne leur ait attiré la dénomination de chien de la partde quelque fou trop vivement interpellé. G. Fonsegrive. Bidl. : V. surtout Zeller, Histoire de la philosophie des Grecs, trad. française, t. III, pp. 260-305. On y trouvera une indication complète des sources.

CYNOCÉPHALE {Cynocephalus). I. Zoologie. — Genre de Singes de l’ancien continent appartenant à la sous-famille des Cercopithéciens et caractérisé par la forme du museau qui se prolonge en avant comme celui du chien, d’où le nom du genre (en grec, tête de chien). Chez ces animaux le nez est placé à l’extrémité du museau qui se trouve tronqué en avant comme chez les carnivores, ce qui leur donne une physionomie plus bestiale que celle des autres Singes à tète plus ou moins arrondie. Les Cynocéphales, que Ton désigne vulgairement sous le nom de Babouins et de Papions, sont, après les Anthropoïdes (V. ce mot), les plus grands et les plus forts de tous les Singes. Leurs proportions surtout sont plus robustes et plus trapues que celles des Guenons et des Macaques, et leur queue, toujours assez courte, est quelquefois réduite à un simple tronçon. La tète est grande et lourde par suite de l’allongement des mâchoires : les dents, en même nombre que chez l’homme et les autres Singes, sont grosses et la dernière molaire inférieure présente un cinquième tubercule comme dans les autres genres de la sous-famille. Les canines sont énormes et constituent des armes redoutables chez les maies adultes : les femelles, et surtout les jeunes, les ont Crâne du Mandrille choras.

moins développées, et ces derniers ont d’abord la tête arrondie comme les autres Singes mais bientôt déformée par l’allongement des mâchoires : c’est là un phénomène que nous avons déjà signalé chez les Anthropoïdes. — Les callosités des fesses sont toujours bien développées et souvent colorées en rouge ou en bleu ainsi que les autres parties nues. Tous les Cynocéphales habitent la région éthiopienne, c.-à-d. l’Afrique au sud du Sahara, la vallée du Nil et le sud de l’Arabie ; dans l’Afrique australe ils ne paraissent pas dépasser la vallée du Zambèse (Schlegel). Le Cynopithecus niger, de l’île de Célèbes, que l’on a quelquefois rapproché des Cynocéphales, se rattache plutôt aux Macaques. Les Cynocéphales se tiennent ordinairement à terre ou sur les rochers et montent assez rarement aux arbres, se nourrissant d’ailleurs comme les autres Singes,