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CYANURIQUE — CYATIH’S

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assez stables et forment trois séries de sels, tribasiques, bibasiques et monobasiques :

C«Az 3 M 3 G ; C J Az 3 HM*0 6 ; C 6 Az 3 H 2 M0 6 . Les cyanurates s’obtiennent en combinant directement l’acide avec les bases. Il sont presque tous peu solubles dans l’eau, les acides forts en séparent l’acide cyanurique. Ils tondent à chaud et se transforment en cyanates, avec dégagement d’azote, d’acide cyanique et de cyanate d’ammonium. Les cyanurates alcooliques ou éthers cyanuriques, étudiés par Wurtz, donnent en général, sous l’influence des réactifs, les mêmes réactions que les cyanates alcooliques correspondants. Ed. Bourgoin. Birl. : Toxicologie. — Lieisig, Ann. ch. et phys., t. 358, XLV. — LiiiDiG et Vôhler, Ann. Poggend., t. XV, 622. — Scheele, Opnscula, t. II, 77. — Serullas, Ann. ch. et phyx., t. XXXVIII, 379. — Wôhler, Ann. der Ch. und Ph., t. LXI, 211. — Wurtz, Compt. rend., t. XXIV, 430. CYAPHÉNINE (Chim.).

r , l Equiv.... (C 14 H 5 Az) 3 = C«H 15 Az 3 Formules | A ’ om _ . cW*Az)z=pW*Âz*.

La cyaphénine est un polymère du benzonitrile, obtenue par Clôez en taisant réagir le cyanure de potassium sur le chlorure de benzoyle. Elle se forme encore : lorsqu’on chauffe le bromure de benzonitrile avec de la chaux (Engler ) ; dans la réaction du benzonitrile sur le zinc-éthyle (Frankland) ; lorsqu’on chauffe la benzimidamide (l’inner et Klein), ou encore en faisant réagir l’ammoniaque sur le chlorhydrate de l’éther isobutylique du benzimide. La cyaphénine cristallise en petites aiguilles fusibles à 281° ; elle est insoluble dans l’eau et dans l’acide chlorhydrique, dilué, peu soluble à froid dans l’alcool et dans l’éther, fort soluble dansl’iodure d’éthyle. Ed. Bourgoin. Bibl. : Clôez. Prép. Bull. Soc. ch., t. I, 100. — Engler, Soc. ch., t. IV, 150 ; t. XII, 303. — Evans et Frankland, Chem. Society, 1880, 563. — Klein et Pinner, Deuts. chern. Gesells., 1878, 4.

CYATHAXONIA (Paléont.). Genre de Polypiers fossiles faisant partie des Zoantharia Inexpleta et devenu le type de la sous-famille des Cyathaxoninœ qui présente les caractères suivants : Polypiérite turbiné ou en forme de corne, toujours simple. Cloisons rayonnées bien développées à l’intérieur du calice. Le genre Cyathaxonia (Michelin) est en forme de cône avec une épithèque. C. cornu est du calcaire carbonifère de Belgique. Lindstromia (Nicholson) est un genre voisin du silurien d’Ecosse ( L. lœvis Nich.) et du dévonien de l’Amérique du Nord. Les genres Duncanella (Nicholson) du silurien supérieur et Duncania (de Konig) du calcaire carbonifère appartiennent à la même sous-famille (V. Anthozoaires et ZoANTHAlRES). E. TrT.

CYATHEA (Cyathea Sm.). I. Botanique. — Genre de Fougères arborescentes, à larges frondes naissant du sommet des troncs et élégamment divisées ; les sporanges sont surbaissés et triangulaires, et leur anneau a ses stries obliques par rapport à la direction des bords du sporange au lieu de les avoir perpendiculaires à cette direction. Le caractère principal du genre est fourni par l’indusium complet, univalve, indéhiscent, c.-à-d. cupuliforme, et par le réceptacle entier. On connaît plus de quatre-vingts espèces de Cyathea répandues dans les régions équinoxiales. Les Cyathea sont très recherchées pour orner les serres chaudes.

IL Paléontologie (V. Cvathocarpus).

CYATHÉACÉES (Bot.). Famille de Fougères ordinairement arborescentes, à tige dressée recouverte d’innombrables racines et pouvant atteindre jusqu’à 15 m. de hauteur. Elles croissent dans les régions équinoxiales à des altitudes variant entre 300 et 1,200 m. Le sommet est couronné par une rosette de frondes finement découpées. Les stipes de ces frondes sont ordinairement revêtus de longues écailles brunes à leur partie intérieure. Les sporanges des Cyathéacées ont un anneau complet, longitudinal et s’ouvrent par une fente transversale. Ils peuvent être rapprochés en sores nus (Alsophi la), ou entourés d’un indusium bivalve (Dicksoitia) ou cupuliforme (Cyathea). 11. F. CYATHE1TES (Paléont.) (V. Cvathocarpus). CYATHIDIUM (V. Holofus).

CYATH0CARPUS (Weiss) (Paléont.). Genre de Fougères fossiles, voisin des Pccopteris, dont il se distingue par des spores arrondis ou subglobuleux, situés au milieu ou au sommet des nervures et n’offrant pas de fissure. Il a été établi pour une espèce, C. eucarpus Weiss, découverte dans les sphérosidérites de Berschweiler (Prusse rhénane). Weiss réunit à ce genre plusieurs espèces de Pecopteris, entre autres le P. arborescent Brongn., qui comprendrait selon lui les Pecopteris aspidioides Brongn. et P. platyrachû Brongn., les Cyathea Brongn., les Cyatheites SchlotheimiGœpp. et C. lepidorachis Gœpp., enfin VAspleniti’s nodosus Gœpp. D r L. Un.

CYATHOPHYLLUM (Paléont.). Genre de Polypiers fossiles créé par Goldfuss, et qu’on peut considérer comme type de la sous-famille des Pleonophora de Dybowsky qui se distingue d’ Amplexns (V. ce mot) et des genres voisins par les caractères suivants : Planchers incomplets, limités au centre ; à la périphérie le squelette est iormé par un tissu cellulaire vésiculeux. De nombreux genres paléozoïques appartiennent à ce groupe. Le genre Cyathophyl-Cyatophyllum hexagonum.

lum, à polypier simple ou composé, rameux, fascicule ou astréen, avec épithèque, est très abondant dans le silurien et le dévonien (C. cœspitosum, C. hexagonum). Les autres genres sont Hallia, Aulacophyllum, Omphyma, Caninia, Campophyllum, Diphyphyllum, Lithostrotion, AxophyUum. Lonsdosleia, Cycïophyllum, Acervularia (V. ce mot), Phillipsastrœa,Stauria, etc. (Y.Zoanthaires). E. Trt.

CYATHOSERIS (V. Lophoseris etFuNGiA).

CYATHUS (Métrol.). Petite mesure de capacité chez les Grecs et les Romains, évaluée généralement à lit. 0456. Ge Cyatlius.

Cyathus avec manche^mobile.

mot désigne aussi un vase employé à table pour puiser le vin dans les cratères et le verserdans les coupes ; les Grecs avaient