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LE MANDARIN.

— Sans doute ; grâce au système perfectionné par ces messieurs et cette dame, ajouta le général en désignant les trois personnes qui se trouvaient placées près de lui, nous avons appris la musique, ou les règles de la musique, comme vous voudrez, en moins de six mois à soixante élèves. N’est-ce pas merveilleux ?

— Qu’importe le temps que vous y avez mis ! répliqua vivement le mandarin. Mais je voudrais savoir si cette dame et ces messieurs ont été autorisés par le chef de musique à trahir le secret des six liu qui rectifient les cinq sons.

— Nous ne sommes point autorisés, monsieur, répondit en souriant la personne vêtue de noir.

— Et ce manque d’autorisation ne nous empêche pas d’applaudir chaque jour aux résultats prodigieux qu’on obtient par la méthode Chevé, repartit le général.

— Mais enfin, dit tristement le jeune Chinois, vous ne savez donc rien respecter en France ? Vous vous croyez donc le droit de détruire ce qu’il y a de plus sacré ? Et vos mandarins lais-