Page:Lambert - Le Mandarin.pdf/191

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

178
LE MANDARIN.

tempête, c’est le tourbillon, c’est le torrent, c’est l’avalanche ! Soutenez donc, en rase campagne, le choc de pareils soldats armés de baïonnettes ! je vous en défie. Quant à votre artillerie, placez la si haut que vous voudrez ! avant que vous n’ayez tiré un premier coup de canon, ils parviendront à s’en emparer. Opposez-leur donc une muraille, fût-ce celle de la Chine ! ils l’escaladeront d’un élan.

— C’est vrai, dit tristement le mandarin.

— Ajoutez au caractère guerrier de notre peuple une éducation militaire comme celle que je rêve, et vous aurez une puissance à laquelle rien ne résistera. Écrivez, cher monsieur, a vos amis de Chine qu’ils gagneront quelque chose a être de bonne composition avec nous !… Mais venez, venez, ajouta le général, je vous ménage encore des étonnements.

Et passant le bras du jeune Chinois sous le sien, il le conduisit vers une vaste pièce tapissée de feuillage et décorée de trophées d’armes.

Les élèves de gymnastique, revêtus de leurs costumes militaires, vinrent se ranger autour