Page:Lambert - Le Mandarin.pdf/187

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

174
LE MANDARIN.

fermé de tous côtés par des buttes recouvertes de gazon ; au milieu de la cour se trouvaient des cordages étrangement suspendus, des barrières, des pans de mur troués par les boulets. Une poudrière, et un vaste bâtiment qui servait de salle de gymnastique les jours de mauvais temps, formaient les deux extrémités de la cour et servaient d’ailes au corps d’habitation.

Sur un signe du maître, les tambours battirent l’appel, et, quelques minutes après, soixante jeunes soldats, vêtus de toile blanche, se précipitaient vers le gymnase couvert.

— Suivez-moi, dit le général au jeune Chinois, qui s’empressa d’obéir.

Dans la salle des exercices, les soixante hommes, rangés en ligne de bataille, exécutèrent avec un ensemble surprenant des mouvements très-divers.

Au moment où le mandarin s’approchait du général pour lui témoigner son admiration, celui-ci fit un signe d’intelligence au capitaine de gymnastique. On entendit un bruit sourd ; Pé-Kang se retourna brusquement ; une sin-