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LE MANDARIN.

observations particulières, et l’initiait à ses découvertes.

Pé-Kang, sur les conseils de son ami, faisait collection de tous les manuels pouvant servir plus tard à son instruction première, qu’il comptait recommencer. Il se proposait, en outre, de soumettre ces manuels au mandarin directeur des collèges chinois.

Les études, en Chine, sont organisées avec un soin extrême ; elles se divisent en grandes et en petites. L’instruction étant obligatoire, les classes sont toujours largement pourvues d’élèves. Mais quoiqu’on pratique sur une grande échelle le système d’émulation, le résultat des études est mesquin. « On ne s’inquiète que de la lettre morte, disait Pé-Kang ; chez nous, on dédaigne les sciences vivantes, et en général tout ce qui pourrait autoriser la jeunesse à chercher autre chose que ce que nos gouvernants trouvent parfait. »

Le fils de Koung-Tseu avait résolu d’obtenir à sa rentrée en Chine l’autorisation de fonder une école d’enseignement. Il voulait qu’une fois