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LE MANDARIN.

applaudit à ce nouvel état de son caractère qu’on appelle un retour à la raison.

Les applaudissements, hélas ! durent peu. Quelle n’est pas la surprise générale lorsque les ministres affirment que Pé-Kang a demandé au fils du ciel l’autorisation de quitter son pays, d’aller chez les barbares pour s’y instruire de leurs coutumes et de leurs mœurs !

Arrière-petit-fils de Koung-Fou-Tseu, Pé-Kang est mandarin-né. L’empereur hésite, discute ce voyage durant plusieurs semaines, et finit par l’encourager.

La joie de Pé-Kang fut grande à l’heure du départ. Peu de gens l’envièrent, beaucoup le plaignirent, nul n’osa le blâmer.

Le descendant de Confucius s’embarqua près de Canton et se dirigea vers la France.