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Il me semble qu’avant de jeter l’anathème sur le peuple chinois tout entier, — l’un de ceux que nous connaissons le moins et que nous abaissons le plus, — il serait généreux et humain de s’enquérir si la minorité intelligente qui naît sous tous les cieux n’existe pas en Chine.

Dans chaque pays, comme dans le Céleste Empire, l’ensemble des institutions et des individus attriste le cœur du patriote et fournit à l’étranger une ample matière aux appréciations malveillantes.

Un petit nombre d’hommes éclairent et dirigent la marche de l’humanité : ceux-là ont pour mission de se chercher, et, s’ils se rencontrent, de s’unir dans un but commun, qui est le perfectionnement universel.

Pé-Kang s’applique à devenir un homme supérieur ; les hommes supérieurs de France