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n’a pu établir l'irritabilité, et on aura l’idée de la gangue dans laquelle toute organisation végétale a été formée.

Si l’on considère ensuite que les mouvemens des fluides dans les végétaux ne sont excités que par des influences extérieures, on se convaincra que, dans cette sorte de corps vivans, la vie ne peut avoir qu’une foible activité, même dans les temps et les climats où la végétation est rapide, et que conséquemment la composition de l’organisation, dans ces êtres, est nécessairement restreinte dans des limites très-resserrées.

On s’est donné des peines infinies pour connoître dans ses détails l’organisation des végétaux : on a cherché en eux des organes particuliers ou spéciaux, comparables, s’il étoit possible, à quelques-uns de ceux que l’on connoît dans les animaux ; et les résultats de tant de recherches n’ont abouti qu’à nous montrer dans