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cause quelconque, envoie notre fluide nerveux disponible sur ceux de ces traits imprimés que l’émotion qu’il a reçue, soit d’un besoin, soit d’un penchant, soit d’une idée qui éveille l’un ou l’autre, lui fait choisir ; et qu’il nous les rend aussitôt sensibles en rapportant au foyer sensitif les modifications de mouvement que ces traits ont fait acquérir au fluide nerveux ;

4°. Que lorsque notre sentiment intérieur est suspendu ou troublé dans ses fonctions, il ne dirige plus les mouvemens qui peuvent encore agiter notre fluide nerveux ; en sorte qu’alors si quelque cause agite ce fluide dans notre organe intellectuel, ses mouvemens rapportent au foyer sensitif, des idées désordonnées, bizarrement mélangées, sans liaison et sans suite ; de là, les songes, le délire, etc.

On voit donc que partout les phénomènes dont il s’agit, résultent d’actes physiques qui dépendent de l’organisation, de son état, de celui des circonstances dans lesquelles se trouve l’individu, enfin, de la diversité des causes, pareillement physiques, qui produisent ces actes organiques.

Passons à l’examen de la quatrième et dernière sorte des opérations principales de l’intelligence, c’est-à-dire, de celle de ces opérations qui constitue les jugemens.