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le sentiment intérieur de l’individu ; que les actes d’intelligence, tels que les pensées, les jugemens, etc., ne sont pas des actes physiques, et ne résultent pas immédiatement de relations entre un fluide subtil agité et l’organe particulier qui contient ce fluide ; enfin, que les résultats de ces relations ne se rapportent point à ce sentiment intérieur de l’individu. Or, comme les causes physiques qui viennent d’être citées, sont les seules qui puissent donner lieu aux phénomènes de l’intelligence, si on nie l’existence de ces causes, et par conséquent, que les phénomènes qui en résultent soient naturels ; alors on sera obligé de chercher hors de la nature une autre source pour les phénomènes en question. Il faudra suppléer aux causes physiques rejetées, par les idées fantastiques de notre imagination ; idées toujours sans base, puisqu’il est de toute évidence que nous ne pouvons avoir aucune autre connoissance positive, que celle que nous puisons dans les objets mêmes que la nature présente à nos sens.

Comme les merveilles que nous examinons, et dont nous recherchons les causes, ont pour base les idées ; que, dans les actes d’intelligence, il ne s’agit partout que des idées, et que d’opérations sur ces idées ; avant d’examiner ce que sont les idées elles-mêmes, montrons le fil de la forma-