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dont il s’agit, peuvent être agitées dans les hémisphères du cerveau, sans que la totalité de ce fluide éprouve cette agitation : ce sont là des vérités dont on ne sauroit disconvenir. Mais s’il est évident que le fluide nerveux soit susceptible de recevoir des mouvemens dans certaines portions de sa masse, il doit l’être aussi que, par des causes particulières, la masse presque entière de ce fluide peut être ébranlée et mise en mouvement, puisque toutes ses portions communiquent ensemble. Je dis la masse presque entière, parce que, dans les émotions intérieures ordinaires, la portion du fluide nerveux qui sert à l’excitation des muscles indépendans de l’individu, et souvent celle qui se trouve dans les hémisphères du cerveau, sont à l’abri des ébranlemens qui constituent ces émotions.

Le fluide nerveux peut donc éprouver des mouvemens dans certaines parties de sa masse, et il peut aussi en subir dans toutes à la fois ; or, ce sont ces derniers mouvemens qui constituent les ébranlemens généraux de ce fluide, et que nous allons considérer.

Les ébranlemens généraux du fluide nerveux sont de deux sortes ; savoir :

1°. Les ébranlemens partiels, lesquels deviennent ensuite généraux et se terminent par une