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duit pas avant que les causes naturelles l’amènent ; que ce phénomène n’est autre chose que la cessation complète des mouvemens vitaux, à la suite d’un dérangement quelconque dans l’ordre et l’état de choses nécessaires pour l’exécution de ces mouvemens ; et que dans les animaux à organisation très-composée, les principaux systèmes d’organes possédant, en quelque sorte, une vie particulière, quoique étroitement liée à la vie générale de l’individu, la mort de l’animal s’exécute graduellement et comme par parties, de manière que la vie s’éteint successivement dans ses principaux organes et dans un ordre constamment le même, et l’instant où le dernier organe cesse de vivre est celui qui complète la mort de l’individu.

Sur des sujets aussi difficiles que ceux dont je viens de traiter, tout est ici réduit à ce qu’il nous est possible de connoître, et se trouve restreint dans les limites de ce que l’observation a pu nous apprendre. Tout y est ramené aux conditions essentielles à l’existence de la vie dans un corps ; conditions établies d’après les faits mêmes qui montrent leur nécessité.

Si les choses ne sont pas réellement telles que je viens de l’indiquer, ou si l’on pense que les conditions citées et remplies, et que les faits re-