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mais que, lorsqu’elle a une certaine intensité, sans dépasser certaines limites, elle anime singulièrement tous les actes de l’organisation, favorise toutes les générations, et semble répandre partout la vie d’une manière admirable.

La facilité, la promptitude et l’abondance avec lesquelles la nature produit et multiplie dans les contrées équatoriales les animaux les plus simplement organisés, sont autant de faits qui viennent à l’appui de cette assertion. En effet, la multiplication de ces animaux se fait singulièrement remarquer dans les temps et dans les lieux qui y sont favorables, c’est-à-dire, dans les climats chauds ; et pour les pays à grande latitude, dans la saison des chaleurs, surtout lorsque les circonstances qui favorisent cette fécondité y concourent.

Effectivement, dans certains temps et dans certains climats, la terre, particulièrement vers sa surface où le calorique s’amasse toujours le plus fortement, et le sein des eaux se peuplent, en quelque sorte, de molécules animées, c’est-à-dire, d’animalcules extrêmement variés dans leurs genres et leurs espèces. Ces animalcules, ainsi qu’une multitude d’autres animaux imparfaits de différentes classes, s’y reproduisent et s’y multiplient avec une fécondité étonnante et qui est bien plus considérable que celle des gros animaux dont