Page:L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance, 1803.djvu/76

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
( 62 )


du feu ; il faut en aller chercher quelque part. C’est le plus court, reprit la messagère d’un ton fâché, je me suis si fort empressée pour vous aller trouver que j’ai oublié le plus nécessaire : encore si monsieur était ici, il vous tiendrait compagnie ; mais non il vaut mieux qu’il n’y soit pas, peut-être se fâcherait-il de mon imprévoyance. Allons je vais me hâter de réparer ma sottise. À ces mots elle rouvre la porte en lui disant, ah ! le voilà, et la tire fortement après elle ; je sors de derrière le rideau je m’étais tapi et je m’avance vers Julienne ; nous nous trouvons dans la plus grande obscurité, elle me croit son cher Lindor ; et comme il était sourd et muet je me retins de lui parler ; je brusque les circonstances en l’entraînant vers le lit ; en un clin-d’œil ses appas sont au pillage. Elle se fâche, se débat avec force, en disant à