Page:L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance, 1803.djvu/36

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion
( 26 )


vous aimerez ne vous fût point fidèle. — Il faudrait que je me trouvasse en pareilles circonstances pour connaître ce dont je serais capable. — Seriez-vous jaloux ? — Jamais au-delà des bornes de la raison. — Vous avez d’excellentes qualités, il serait dommage qu’on vous les fit perdre. — Je me trompe cependant, lui dis-je, sur le fait de la jalousie ; car je suis bien jaloux du bonheur que deux amans se communiqueraient… — Bon, pas possible… — Pardonnez. — Comment donc ça ?

Je lui fis alors le récit voluptueux de Lucas et de Lisette ; la chaleur de mes expressions lui donnait à connaître jusqu’à quel point je fus transporté. Je remarquais sur ses traits et par ses soupirs, combien ma conversation l’animait. Je n’oubliais pas la plus légère circonstance, si ce n’est de Julienne, dont j’é-